Jardins ouvriers
Vous voici arrivé dans un lieu parfois méconnu des Cuesmois : Le Coin de Terre.
Avant de vous en dire plus, nous vous invitons à une petite pause. Prenons le temps de nous imprégner de l’endroit, en fermant les yeux durant une minute.
Allez-y.
Vous êtes seul ou à plusieurs : qu’avez-vous entendu ? Qu’avez-vous senti ? Partagez vos impressions. Peut-être le bruit de l’autoroute, ou le chant de la mésange charbonnière ou du pic vert. Ou encore l’odeur du feu de bois sortant d’une cabane de jardinier, ou le parfum d’une fleur toute proche.
En fonction des saisons, vos observations seront différentes.
L'histoire de ces jardins
Autrefois, ce lieu n’était constitué que de prairies, de champs et de bois humides.
En effet, comme vous l’aurez remarqué, vous vous trouvez en bas d’une pente douce, plus précisément au pied du versant sud de la vallée de la Haine et de la Trouille. Celles-ci coulent aujourd’hui à environ 1 km d’ici à vol d'oiseaux.
Cette plaine récupère les alluvions riches en nutriments et en minéraux : elle convient très bien à l’activité agricole et à la culture potagère. Un réseau de fossés a été créé pour drainer les terres et les rendre plus cultivables. Ce n’est donc pas un hasard si l’implantation des jardins partagés s’est faite ici.
Ces jardins trouvent leurs origines à l’époque des charbonnages : des terrains étaient mis à disposition des mineurs par le propriétaire du charbonnage. Cela permettait aux familles d’avoir accès à une meilleure alimentation peu coûteuse.
Comme les mineurs étaient d’origine paysanne et/ou d’origine étranger, le culte voué à la culture des jardins s’est fortement propagé. Chaque jardin a été le reflet de la personnalité et de la culture d’origine de son jardinier.
Si aujourd’hui ces jardins sont moins nombreux, il n’en était pas de même dans les années 1980, où les parcelles s’étendaient jusqu’au zoning. À la belle saison, de nombreuses personnes fréquentaient les lieux. Des concours du « plus beau jardin » étaient même organisés.
Fernand, un habitant du quartier, a bien connu les lieux. Il nous raconte ce qu’il y a vécu : QR Code.
Ces lieux, façonnés par l’homme, ont toujours conservé un caractère naturel. Ils sont considérés comme une zone de transition entre le village, ses habitations, et les espaces plus naturels constitués de bois et de prairies.

Diversité
Lors des stages avec les jeunes, différentes observations ont pu être faites :
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Oiseaux : pic vert, pic épeiche, mésange charbonnière, mésange printanière, mésange à longue queue, étourneau sansonnet, buse variable, corbeau freux…

Nature
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Plantes : ortie, lamier blanc et pourpre, chélidoine, mouron des oiseaux…

Les jeunes investis
Lors des activités, les jeunes ont également cherché à donner un coup de pouce à la nature : ils ont installé, le long du parcours, différents nichoirs offrant un abri à certains oiseaux. Ils ont observé les plantes sauvages et se sont intéressés à trois espèces d’oiseaux : le pic épeiche, l’étourneau sansonnet et la mésange nonette. Ils vous en parlent dans trois audios : QR Code.

Des abris pour les oiseaux
En reprenant votre chemin, vous pourrez retrouver ces nichoirs. Prenez aussi le temps de laisser vos yeux vagabonder au bord du chemin afin de tenter de reconnaître les plantes sauvages. Aidez-vous des sites et des application PlantNet (identification https://plantnet.org/ ) ou ObsIdentify (identification et recensement https://observations.be/ ). Vous apprendrez à reconnaître les différentes espèces et aussi à contribuer à leur recensement et aider les scientifiques et les défenseurs de la nature.


